Les diverses cultures de la mémoire. Livres de famille et autobiographies dans l’aire allemande de la fin du Moyen Âge et de l’époque prémoderne

Lorenz Böninger

Abstract


L’intérêt récent pour les livres de famille du Moyen Âge tardif et des débuts de
l’âge moderne a été fortement stimulé par les recherches qui se sont développées dans
des pays comme l’Italie, où le nombre de ces textes, surtout à Florence, est
particulièrement élevé. Bien des problèmes, toutefois, qui concernent le traitement
systématique de cette abondante production littéraire, restent encore ouverts. Car, sur
la base de leur intention explicite ou simplement supposée, les livres de famille peuvent
être distingués de la “ mémoire, c’est-à-dire des chroniques, journaux et
autobiographie ”; mais on a par ailleurs observé combien il était difficile d’établir, en
adoptant le “ point de vue exclusif de la famille ”, une nette séparation entre les livres
de famille et la masse des écritures comptables, domestiques et autobiographiques plus
connues comme “ ricordanze ”. En dépit de ces difficultés, la grande importance des
livres de famille dans le domaine de l’histoire politque et sociale est incontestable. En
ce sens, même un auteur florentin comme Benedetto Dei (1418-1492) — lui-même un
amateur d’écrits historiographiques — se réfère aux “ chroniques ” des familles
Manetti, Palmieri, Acciaiuoli, Rinuccini “ et autres gentilshommes ” florentins,
gonflant leur nombre total jusqu’à parler des “ cent mille chroniques ” du peuple
florentin.


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